GRAAF — Groupe d'Action Autisme au Féminin · Janvier 2020

L'Autisme au Féminin

Brochure à destination des professionnels de santé

01 — Troubles du spectre de l'autisme

Troubles du Spectre de l'Autisme (TSA)

L'autisme n'est ni un trouble psychologique, ni une maladie mentale. Il s'agit d'un trouble neurodéveloppemental affectant tous les aspects du développement.

Les TSA sont classés en fonction du niveau d'aide dont la personne a besoin, ce qui ne signifie pas que les personnes autistes avec un bon niveau de fonctionnement n'ont pas de difficultés — simplement que les problématiques sont différentes. Il est important de comprendre cette notion pour prendre en considération chaque individu.

Dyade autistique (DSM-5) — signes d'apparition précoce
  • Déficit de la communication et des interactions sociales
  • Caractère restreint et répétitif des comportements, des intérêts, conjoint à des particularités sensorielles

Les particularités autistiques s'expriment de manière précoce dans le développement de l'enfant. Elles entraînent des situations handicapantes. Sur le spectre, le handicap diffère en fonction du profil : verbal ou non verbal, avec ou sans déficience intellectuelle, avec plus ou moins de troubles associés.

Des actions sont possibles pour limiter les situations de handicap mais en aucun cas on ne peut parler de guérison. Les conséquences de l'autisme peuvent évoluer au fil du temps. L'objectif sera d'améliorer l'accès à l'autonomie et de gérer les troubles associés.

"Les personnes autistes ne souffrent pas d'autisme au sens pathologique mais des conséquences de leur condition ainsi que du regard des autres."

Ratio femme-homme

1 sur 4 Ratio F/H parmi les personnes diagnostiquées
1 sur 3 Ratio réel estimé William Mandy, UCL

02 — Différences constatées dans les études

Différences constatées dans les études

♂ Expression masculine

Difficultés sociales visibles
  • Stratégies d'imitation peu présentes
  • Solitude plus marquée
Communication atypique
  • Langage souvent spécifique
  • Rare communication non verbale
Expression classique du TSA
  • Intérêts spécifiques atypiques
  • Stéréotypies : utilisation atypique d'objets
  • Comorbidités externalisées (TDAH, trouble oppositionnel, TOC…)
Autres spécificités
  • Attention plus marquée aux détails
  • Faible flexibilité cognitive
  • Vulnérabilité génétique plus forte
  • Diagnostic plus précoce
3 hommes sur 4 parmi les personnes diagnostiquées

♀ Expression féminine

Difficultés sociales masquées
  • Stratégies d'imitation développées
  • Motivation sociale et réciprocité
Communication plus efficiente
  • Compétences verbales supérieures
  • Gestuelle plus présente
Expression subtile du TSA
  • Hypersensibilités fréquentes
  • Intérêts plus classiques, moins restreints
  • Stéréotypies discrètes
  • Comorbidités internalisées (anxiété, dépression, TCA…)
Autres spécificités
  • Maternité parfois complexe
  • Attentes sociales plus élevées
  • Risque accru d'abus sexuels
  • Sous-diagnostic ou diagnostic erroné fréquent
1 femme sur 4 parmi les personnes diagnostiquées

03 — Notion de camouflage

Notion de camouflage

Selon plusieurs études, les femmes autistes utilisent davantage que les hommes des stratégies de camouflage pour masquer leur fonctionnement autistique.

Dissimulation

Cette stratégie consiste en un ajustement des comportements sociaux :

  • Évitement des situations sociales dans lesquelles la personne autiste pourrait se dévoiler, s'épuiser ou craquer
  • Cacher certains aspects de sa personnalité pour ne pas se différencier de la norme
  • Réprimer ses comportements atypiques : autostimulations, battements, tripotages, balancements, contorsions, grattages, tapotements, vocalises…
  • Chercher à ressembler au groupe (coupe de cheveux, langage, centres d'intérêt)
  • Utilisation des signaux sociaux de base pour montrer sa volonté de socialiser (sourires, bonnes manières, regard)

Compensation superficielle

Elle consiste à produire de nouveaux comportements sociaux qui ne viennent pas naturellement. Elle permet d'interagir activement mais sans grande souplesse, pas toujours très efficacement et sans forcément traiter l'information.

  • S'entraîner à converser (à haute voix ou dans la tête)
  • Imiter les phrases, gestes, expressions faciales et tons de voix de personnes réelles ou fictives (films, séries, livres)
  • Établir un contact oculaire ou un semblant de contact oculaire (regarder le nez, la bouche…)
  • Apprendre et appliquer des scénarios, des règles sociales et des réponses toutes faites de façon plus ou moins appropriée
  • Orienter la conversation vers des sujets sur lesquels la personne est en mesure de parler (un intérêt spécifique)…

Compensation profonde

Elle permet d'interagir activement en traitant l'information de façon alternative pour compenser les difficultés de décoder les intentions de l'autre. Elle est plus souple, moins à risque de rupture et globalement plus efficace.

  • Utiliser les règles apprises pour déduire ce que les autres pensent ou ressentent (langage non verbal, ton de la voix, contenu du discours)
  • Évaluer le comportement d'une personne sur la durée pour déduire ce qu'elle pense ou ressent
  • Cataloguer les déductions en combinant plusieurs sources d'information (logique, contexte, expression faciale, ton)
  • Apprendre la psychologie et appliquer des théories pour déduire ce que les autres pensent ou ressentent

Accommodation

Ces stratégies aident à socialiser sans forcément avoir à cacher les caractéristiques de l'autisme ou à compenser ce qui ne vient pas naturellement.

  • Jouer sur les forces (humour, esprit, intelligence, connaissances) pour participer aux conversations
  • Faire tout son possible pour aider les autres dans l'espoir que les différences soient tolérées
  • Développer des relations avec d'autres personnes atypiques plus tolérantes vis-à-vis des différences
  • Travailler dans un environnement où les différences sont recherchées ou les compétences non sociales priment
  • Révéler ses difficultés ou son diagnostic dans l'idée que les autres puissent comprendre et s'adapter
"Double peine : Mieux je me camoufle, plus je m'épuise. Mieux je me camoufle, moins je suis considérée comme vraiment autiste."
— Dr Igor Thiriez, psychiatre

04 — Troubles associés

Troubles associés

Les comorbidités des TSA sont les mêmes pour les femmes et les hommes. Chez les femmes autistes, les troubles associés sont généralement plus intériorisés : anxiété, troubles alimentaires, dépression. Ils peuvent être à l'origine d'un retard de diagnostic car ils sont mieux connus que l'autisme et donc considérés comme l'unique cause des difficultés.

Des troubles des fonctions exécutives et troubles de l'attention peuvent également être présents chez les femmes autistes.

L'anxiété

Le trouble anxieux est une des comorbidités les plus fréquentes chez les femmes autistes et serait amplifié par un fort désir d'intégration sociale.

Mécanisme : du camouflage au burn-out autistique

Camouflage des difficultés d'interactions sociales + Particularités sensorielles → Épuisement → Crises d'angoisse & burn-out autistique

Anxiété sociale : les difficultés à répondre aux attentes sociales et à s'intégrer sont des facteurs de stress importants.

La dépression

"Près de la moitié des adultes autistes auront une dépression au cours de leur vie."
— Chloe C. Hudson et al., Prevalence of Depressive Disorders in Individuals with ASD, janvier 2019
Symptomatologie — signaux d'alerte spécifiques
  • Humeur maussade persistante
  • Troubles du sommeil
  • Troubles de l'appétit (augmentation ou perte d'appétit)
  • Diminution de l'hygiène corporelle
  • Diminution des intérêts spécifiques
  • Augmentation des comportements obsessionnels, ritualisés, autoagressifs

Étiologie

01
Rigidité face aux changements
02
Faibles capacités d'adaptation aux situations nouvelles
03
Anxiété & stress
04
Changement hormonal à la puberté
Étude Stewart et al. (2006)

Un haut niveau d'anxiété prédispose à l'apparition de la dépression chez la personne autiste.

⚠️ Les femmes autistes sont plus de 13 fois plus susceptibles que les femmes de la population générale de se suicider.
Étude Hirvikoski et al. (2016)

Conséquences

  • Augmentation des troubles du comportement
  • Augmentation de l'isolement
  • Risque accru de tentative de suicide
  • Suicide

Les troubles alimentaires

Autre comorbidité fréquente, ils s'expliquent par des particularités sensorielles telles qu'une hypo ou hyper-sensibilité à la texture, à l'odeur et/ou au goût des aliments, pouvant entraîner une aversion importante ou, inversement, une focalisation pour certains types d'aliments.

Nausées / vomissements Troubles de la déglutition Absence de perception de faim, soif Refus d'aliments nouveaux Rigidité alimentaire Hypersensibilité orale Aliments identiques à chaque repas Absence de plaisir Déséquilibre alimentaire Régimes restrictifs Contrôle du poids / anxiété sociale Anorexie atypique

05 — Violences sexuelles

Violences sexuelles

Les personnes ayant un TSA ont presque 3 fois plus de risques d'avoir des contacts sexuels non désirés, 2,7 fois plus de risques de subir une contrainte sexuelle et 2,4 fois plus de risques de subir un viol que le groupe de comparaison.

78 %
Des répondants TSA ont signalé avoir été victimes au moins une fois d'agression sexuelle, contre 47,4 % dans le groupe de comparaison (personnes non autistes).

Les femmes ayant un TSA sont plus susceptibles que les femmes sans TSA de subir un contact sexuel et une contrainte sexuelle.

Numéro national — Violences faites aux femmes

3919 stop-violencesfemmes.gouv.fr

06 — Vous avez un doute ?

Vous avez un doute ?

En entretien individuel, il n'est pas aisé pour un médecin de déceler des signes pouvant mettre sur la piste de l'autisme car l'entretien est structuré, l'échange se fait entre 2 personnes seulement, la personne a eu le temps de planifier le déroulement, il y a peu de bruit…

Observez !

  • Le regard : est-il fixe, ou bien la personne vous regarde-t-elle furtivement, son regard balayant sans cesse la pièce ? Cligne-t-elle des yeux souvent ?
  • La voix : a-t-elle beaucoup d'intonations ou est-elle plutôt monocorde ? La personne parle-t-elle trop fort ou trop bas ?
  • Les intérêts : est-elle centrée sur ses passions ? Donne-t-elle beaucoup de détails ? Est-elle difficile à interrompre ou au contraire peu loquace ?
  • La sensorialité : remarquez-vous un ressenti particulier concernant les bruits, la lumière, la douleur ?
  • Autostimulation : la personne se gratte-t-elle, se frotte-t-elle, se masse-t-elle, se ronge-t-elle les ongles ? Paraît-elle crispée ? Joue-t-elle avec ses cheveux de manière plus intense que la population générale ?

Questionnez !

  • Êtes-vous à l'aise au téléphone ? Répondez-vous lorsque votre téléphone sonne, sans que vous n'ayez été prévenue de l'appel ?
  • Quand vous sortez et que vous voyez un voisin ou êtes à un cocktail, que ressentez-vous ? Êtes-vous à l'aise ? Avez-vous besoin de planifier ces situations à l'avance ?
  • Avez-vous besoin particulièrement de repos par rapport à d'autres personnes ? Comment vous ressourcez-vous ?
  • Comment cela se passe-t-il au travail ? Arrivez-vous à tisser des liens avec vos collègues ?
  • Faites-vous du sport ? Sortez-vous souvent ? Voyez-vous des amis, de la famille ? Sortez-vous au cinéma, au restaurant ?
  • Comment réagissez-vous à l'imprévu ? (un ami propose de sortir le soir-même, quelqu'un téléphone ou sonne à la porte)
  • Que ressentez-vous quand une personne dit qu'elle va faire quelque chose mais ne le fait pas ? Quand une personne est en retard ?
  • Comprenez-vous facilement l'humour ? Arrivez-vous à savoir si l'autre plaisante ou non ?
  • Est-ce qu'il vous arrive le soir ou la nuit de vous repasser les événements de la journée pour savoir si vous avez bien réagi, si vous avez dit ce qu'il fallait ?
  • Avez-vous des passions ? Quelle place prennent-elles dans votre vie ? Oubliez-vous de manger ou de vous laver lorsque vous vous y adonnez ?
Important

La réponse aux questions ne détermine pas le fonctionnement d'une personne. Il ne s'agit aucunement d'un questionnaire officiel. Un seul critère ne suffit pas à alerter sur le fonctionnement d'une personne.

07 — Diagnostic

Diagnostic

1. Consultation médicale en soins primaires
2. Repérage — Consultation dédiée dans les 3 semaines, examen clinique approfondi (médecin traitant ou PMI)
Suspicion de TSA confirmée → Examen ORL, visuel, bilans orthophonie, motricité
→ Consultation de suivi, coordination des actions et synthèse des résultats
Doute persistant → Consultation dédiée à renouveler 1 mois après
Évaluation par une équipe spécialisée de 2ème ligne* formée aux TND**

* Réseaux de soins spécialisés, praticiens libéraux coordonnés par un médecin. ** Troubles Neuro-Développementaux.

Les spécificités féminines

Chez les filles et femmes autistes, les critères de l'autisme sont les mêmes que chez les hommes mais peuvent se décliner sous des formes moins immédiatement perceptibles lorsque celles-ci se situent à l'extrémité du spectre.

⚠️ Attention aux diagnostics erronés

Les avancées de la recherche étant parfois longues à arriver dans le domaine clinique, certaines équipes ne sont pas conscientes des spécificités féminines de l'autisme. Il est possible de se référer directement au Centre de Ressources Autisme : gncra.fr

Pour plus d'informations

Autisme Info Service 0 800 71 40 40 appel non surtaxé

08 — Être femme et autiste

Être femme et autiste

"Une femme autiste, avec ou sans accompagnement, est avant tout une femme."
— DIFFERENT NOT LESS · Différente, rien de moins
Salariée autiste Maman autiste Conjointe autiste Élève / étudiante autiste

Besoin de soutien ?

Afin de permettre aux femmes autistes d'accéder à l'autodétermination et à l'autonomisation :

  • ALD – MDPH : démarches importantes, le camouflage dissimule le handicap, des adaptations peuvent être nécessaires
  • Aménagement dans l'emploi
  • Accompagnement selon les besoins : psychologue TCC – ergothérapie – orthophonie…
  • Prévention et éducation : groupe d'habiletés sociales – prévention et soutien vis-à-vis des violences faites aux femmes
  • Prise en charge somatique au-delà de l'autisme

Aides MDPH

Aide Objectif Degré du handicap requis
AAH Allocation Adulte Handicapé — revenu minimum garanti Incapacité permanente ≥ 80 %, ou < 80 % avec restriction substantielle et durable d'accès à l'emploi
CPR Complément de ressources — compléter l'AAH Incapacité ≥ 80 % + capacité de travail < 5 % du fait du handicap
PCH Prestation de compensation du handicap — aides humaines, animales, matérielles, aménagement logement / véhicule, transport, aides spécifiques Difficulté absolue pour ≥ 1 activité essentielle, ou grave pour ≥ 2 activités (4 domaines : mobilité, entretien personnel, communication, capacité à se repérer)
RQTH Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé — attestation officielle + aptitude à obtenir / conserver un emploi

Droits fondamentaux

  • Droit au respect de sa dignité, de son intégrité, de sa vie privée, de son intimité et de sa sécurité
  • Droit à un diagnostic étayé, actualisé et expliqué
  • Droit à une prise en charge individualisée, adaptée, efficace et reconnue
  • Droit à l'éducation en milieu ordinaire, en priorité, avec aide et intervention précoces et individualisées
  • Droit au travail avec prise en compte des capacités et valorisation des compétences
  • Droit à l'intégration sociale : culturelle, sportive, associative, politique…

09 — Bibliographie

Bibliographie

  • Backer van Ommeren, T., Koot, H. M., Scheeren, A. M., & Begeer, S. (2017). Sex differences in the reciprocal behaviour of children with autism. Autism, 21(6), 795-803.
  • Bölte, S., Duketis, E., Poustka, F., & Holtmann, M. (2011). Sex differences in cognitive domains and their clinical correlates in higher-functioning autism spectrum disorders. Autism, 15(4), 497-511.
  • Cook, A., Ogden, J., & Winstone, N. (2017). Friendship motivations, challenges and the role of masking for girls with autism in contrasting school settings. European Journal of Special Needs Education, 0(0), 1-14.
  • Dean, M., Harwood, R., & Kasari, C. (2017). The art of camouflage: Gender differences in the social behaviors of girls and boys with autism spectrum disorder. Autism, 21(6), 678-689.
  • Goddard, L., Dritschel, B., & Howlin, P. (2014). A Preliminary Study of Gender Differences in Autobiographical Memory in Children with an ASD. J Autism Dev Disord, 44(9), 2087-2095.
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  • Harrop, C. et al. (2018). Sex differences in social attention in autism spectrum disorder. Autism Research, 0(0).
  • Hull, L. et al. (2017). "Putting on My Best Normal": Social Camouflaging in Adults with Autism Spectrum Conditions. J Autism Dev Disord, 47(8), 2519-2534.
  • Lai, M.-C. et al. (2018). Neural self-representation in autistic women and association with 'compensatory camouflaging'. Autism, 1362361318807159.
  • Lai, M.-C. et al. (2017). Quantifying and exploring camouflaging in men and women with autism. Autism, 21(6), 690-702.
  • Lombardo, M. V. et al. (2010). Atypical neural self-representation in autism. Brain, 133(2), 611-624.
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  • Rynkiewicz, A. et al. (2016). An investigation of the 'female camouflage effect' in autism using a computerized ADOS-2. Molecular Autism, 7, 10.
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  • Schaer, M. et al. (2015). Sex differences in cortical volume and gyrification in autism. Molecular Autism, 6(1).
  • Sedgewick, F., Hill, V., & Pellicano, E. (2018). 'It's different for girls': Gender differences in the friendships and conflict of autistic and neurotypical adolescents. Autism, 1362361318794930.
  • Supekar, K., & Menon, V. (2015). Sex differences in structural organization of motor systems and their dissociable links with repetitive/restricted behaviors in children with autism. Molecular Autism, 6, 50.
  • Sutherland, R. et al. (2017). Parent-reported differences between school-aged girls and boys on the autism spectrum. Autism, 21(6), 785-794.
  • White, E. I. et al. (2017). Sex differences in parent-reported executive functioning and adaptive behavior in children and young adults with ASD. Autism Research, n/a-n/a.
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